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C’EST LA VIE 


(Découpage Séquence par Séquence) 
























Scénario: Pierrick PONCEL 
Dialogue : Daniel POURRIAS 
Protection USA - EUROPE 





SYNOPSIS 



Paul LACAZE a 47 ans, il est marié, père de deux jeunes filles. Il est entrepreneur dans le Sud de la France. Son métier le passionne, il crée des bateaux. Un matin, il reçoit un appel téléphonique, sa femme et ses filles ont eu un accident de voiture, elles n’ont pas survécu. La vie de Paul bascule, il ère dans son atelier, il n’a plus le goût de vivre. Paul décide de partir, il fuit ses souvenirs, rejoint William et Joan, des amis en Caroline du Nord. Il reprend son métier, achète un petit atelier à Wrightsville Beach près de Wilmington. Paul s’investit dans son travail, sa passion, il n’est plus le même homme, il n’a plus de limite. Parfois, il met sa vie en danger, il est refermé sur lui-même, William et Joan essayent de lui changer les idées. Un jour, il revient de Raleigh, aperçoit deux jeunes auto stoppeurs. Paul s’arrête, ce sont deux français Pierrick et Loïc, deux frères, l’un a 24 ans, l’autre 11 ans. Ils ne connaissent personne. Une amitié va naitre entre Pierrick et Paul, il va les héberger. Pierrick veut travailler, il est responsable de son jeune frère, ils sont très liés. Paul l’accepte en tant qu’assistant, les deux jeunes bousculent Paul, il est moins replié sur lui-même. Paul leur transmet sa passion pour la création nautique. Très vite, Pierrick veut aller plus loin, Paul lui apprend à conduire les yachts. Un soir Pierrick propose à Paul de construire un off shore pour participer au prochain championnat. Paul refuse. Pierrick et Loïc n’abandonnent pas l’idée. Ils rencontrent Marie Claire TOURCOING, elle est d’origine canadienne, elle est la responsable d’une importante banque de la Cote Est « La East Land Company » que ses parents ont fondé. Marie Claire a 34 ans, elle est dynamique. Pierrick lui propose de participer au championnat d’off shore en tant que sponsor de leur équipe. Marie Claire accepte. Paul n’est pas au courant. La première rencontre entre Marie Claire et Paul est sulfureuse. Paul se résigne, le projet se développe. Marie Claire a tout de suite été attirée par Paul, il est séduisant mais il a tiré un trait sur les femmes. Il vit dans le passé Marie Claire le provoque, elle essaye de communiquer avec lui. Ses parents Georges et Claire TOURCOING sont informés du projet. Georges TOURCOING est peu favorable à ce sponsoring. Pierrick est obligé de révéler à Paul puis à toute l’équipe que son frère et lui sont illégaux aux Etats Unis, ils ont fui la France. Michèle, une hôtesse de l’air les a aidé a passer l’immigration de Raleigh, mais un douanier s’est aperçu de la fraude, une course poursuite a eu lieu, des policiers ont été blessés, maintenant Michèle, Pierrick et Loïc sont recherchés. Pierrick ne souhaite pas abandonner Michèle qui les a aidé, il la présente à toute l’équipe (Paul, William, Joan, Marie Claire) elle est intégrée. 

L’off shore est prêt, le premier meeting a lieu, il se déroule à Atlantic City, il permet de connaitre les équipes qui participeront au championnat. Marie Claire s’aperçoit que Ted Bradley est présent, Paul remarque son inquiétude. Ted Bradley est le patron de la First Union Bank le concurrent direct de la East Land Bank. Ses parents ont bâti la East Land avec ceux de Marie Claire à l’adolescence. Elle le considérait comme un frère mais pas un futur mari. Ted n’a pas supporté, une fois adulte il a crée sa banque pour concurrencer la East Land Company. Il a forcé ses parents à reprendre leurs actions. Son amour est devenu jalousie, il veut détruire Marie Claire, Paul fait la connaissance de Ted Bradley. Une lutte sévère aura lieu… 
Le programme du championnat Offshore : 
West Palm Beach - Los Angeles - Portsmouth - Amsterdam - Barcelone - Venise - Dinard. 















AUTRES PERSONNAGES 






William et Joan sont de vieux amis de Paul, ils sont noir-américains, ils ont 40 ans. Georges et Claire Tourcoing ont 60 ans, ils sont les fondateurs de la East Land Bank. Georges Tourcoing a un caractère difficile contrairement à sa femme. Maitre Keller, est l’avocat de la famille Tourcoing et de la East Land Bank. Il travaille depuis longtemps avec la famille. Il a 55 ans, de style « bonne famille ». Lolita est espagnole elle a 24 ans. C’est une call girl, elle est dynamique, elle tombe amoureuse de Ted Bradley. Hubert est un assistant de Marie Claire Tourcoing, il est jeune très introverti, il a peur de tout mais il aime Marie Claire, se dévoue entièrement pour elle. Carlo est le pilote Offshore de Ted Bradley, il a 30 ans il est admiratif de son patron. Luigi est le cousin de Michèle, il est italien, a 27 ans. Il aime sa cousine, ne supporte pas de la voir avec une autre personne. Oncle Fernando est le père de Luigi, l’oncle de Michèle, il protège sa nièce. 






SEQUENCE 1 : 

France 

La coque d’un bateau. On distingue une plaque marquée Lacaze Atelier. Le soleil se mire dans l’eau et vient jouer sur la coque du bateau. 

GENERIQUE 

SEQUENCE 2 : 

Paul Lacaze, un homme d’une cinquantaine d’années, est en train de travailler dans son atelier de construction de bateaux. Derrière lui, la photo de sa famille, sa femme et ses deux filles, des jumelles, l’été d’avant. Toutes les trois sourient tandis qu’on entend le bruit d’une voiture avec les conversations des deux petites filles puis, soudain un cri, un froissement de tôle et un silence impressionnant. 

SEQUENCE 3 : 

En pleine nuit, Paul est réveillé par le téléphone. Il allume la lampe de chevet, décroche et écoute. A mesure qu’on lui parle, son visage se décompose. Sa famille vient de décéder. 

SEQUENCE 4 : 

Le prêtre, après son homélie laisse les fossoyeurs faire leur travail. Paul au devant de toute la famille, regarde la mise en terre des trois cercueils. Il ne bouge pas. Il est comme glacé. Il reçoit les condoléances sans un seul mot, un seul geste, une seule expression. 




SEQUENCE 5 : 

Paul, accompagne les dernières personnes présentes à la cérémonie à la porte. Une fois celle-ci refermée, tel un automate, il enlève sa veste et sa cravate, va chercher un sac poubelle dans la cuisine et très rapidement, il enfourne dedans toutes le affaires, jouets et autres bibelots ayant un jour appartenus à ses filles et à sa femme. 

SEQUENCE 6 : 

Fondu enchainé 

La pièce est complètement vide, des cartons partout. Un déménageur entre dans la pièce. 

DEMENAGEUR - On prend tout ça ? 
PAUL- Non ceux qui sont au coin. Les autres, je vais les donner. 

D’autres déménageurs arrivent et commencent leur travail. Paul regarde un instant la pièce se vider et ne supportant plus le spectacle, il sort. Paul traverse son atelier. On remarque des plans, des maquettes et au centre de la pièce, le début d’une coque de bateau grandeur nature. Il entre dans son bureau qu’il a déjà commencé à ranger. Il finit de classer des dossiers. Il prend une enveloppe provenant des Etats Unis, l’ouvre et sort une photo, on distingue Paul entouré d’un couple de couleur noir. Paul décroche son téléphone et compose le numéro de ses amis. 
PAUL - Allo, Joan ? 

SEQUENCE 7 : 

Paul portant deux grosses valises et un sac de voyage arrive dans l’aéroport suivi de sa mère, vieille femme à l’allure sévère et au visage fermé. Paul s’arrête et pose ses bagages. 

PAUL- Tu peux me laisser maintenant. 
MERE - Ton avion est dans une heure… 
PAUL - Tu vas te fatiguer, rentre. Je me débrouillerai bien tout seul. 

Sa mère le regarde. Paul baisse les yeux. Visiblement, il y a un malaise entre eux. 

MERE - Tu vas faire enregistrer tes bagages ? 
Paul soupire. 
PAUL- Maman, ce n’est pas la première fois que je prends l’avion ! Je sais ce que j’ai à faire 
A nouveau le silence. 
MERE - Alors tu pars 
PAUL - Maman ! 
MERE - Ta vie, elle est ici 
Paul éclate soudain. 
PAUL - Tu me fous la paix, d’accord ? Je te remercie de m’avoir accompagné mais maintenant tu rentres. Je te téléphone à mon arrivée là bas. 
MERE - Qui va s’occuper de toi là bas, en Amérique ? 
PAUL - Je t’ai déjà dit que j’allais rejoindre William et Joan. Tu te souviens de William tout de même ? 
A nouveau le silence. 
MERE - Et s’il m’arrive quelque chose…Tu seras si loin… 
PAUL -Ne joue pas à ça avec moi. Tu n’es pas toute seule ici. 
MERE - Mais tout le monde souhaite t’aider. Tes frères, moi, tes amis… 
PAUL - Justement je ne veux pas de tout ça ! Je ne veux pas être le pauvre veuf dont on s’occupe. 
Paul regarde la pendule murale et pour couper à toute conversation, 
PAUL - Bon, je vais y aller. Au revoir maman. 
MERE - Au revoir mon petit. 




SEQUENCE 8 :                                               ETATS UNIS / CAROLINE DU NORD 

Dans le hall de l’aéroport, William et sa femme, Joan un couple de couleur, scrute attentivement le tableau des arrivés. Soudain, le vol Paris -Raleigh s’affiche et le couple se dirige vers la porte n°5. Ils regardent défiler les passagers et voient Paul arriver. Joan jette un regard inquiet à son mari mais William se précipite déjà vers son ami. Il le serre dans ses bras. Paul se dégage rapidement. William lui demande : 

WILLIAM - Ca va Paul ? 
Paul répond d’un ton faussement jovial. 
PAUL - Et toi vieille branche ? Je sais, je suis un peu pâle mais à mon âge, les heures d’avion comptent doubles. 
Joan s’avance. Paul se précipite vers elle. 
PAUL - Joan, ma beauté ! Toujours aussi belle ! 
JOAN - Ca va Paul ? 
PAUL - Ca me fait plaisir de vous voir tous les deux ! 

William va parler mais Paul lui coupe rapidement la parole en posant sa main sur le ventre de Joan. 
PAUL - Alors quand serais-je enfin parrain ? 
Joan et William se regardent, inquiets. 
JOAN - Heu… 
Paul les prend tous les deux par la taille. 
PAUL - Vous me montrez ma nouvelle maison ? 
JOAN - Oui…Tu verras…En face de la mer…A Wrightsville Beach. 
Paul regarde son ami. 
PAUL - Prêt monsieur l’ingénieur ? 
WILLIAM - Prêt à quoi ? 
PAUL - Et bien à être mon associé pour faire des bateaux… 
WILLIAM - Tu veux t’y mettre tout de suite ? 
PAUL - Tout de suite ! 
Tous les trois montent dans le 4 x 4 du couple. William conduit tandis que Joan est montée à l’arrière avec Paul. 

SEQUENCE 9 :                                                                           WRIGHTSVILLE BEACH 

Joan sourit et tient une bouteille de champagne qu’elle lance. La bouteille vient se fracasser contre le mur. On découvre le nouvel atelier de Paul et de William. Il se situe à Wrightsville Beach près du Yacht Club. Un tonnerre d’applaudissement se fait entendre. Beaucoup d’amis du couple sont venus. Quelqu’un prend Paul, Joan et William en photo devant l’atelier. Le couple présente le petit français à tous leurs amis. Paul est charmant, il fait rire par son accent, il discute, il écoute, même si son regard est toujours le même : mort. 

SEQUENCE 10 :                                                                                                       FONDU 

Paul, Joan et William sont seuls alors qu’autour d’eux les restes de la fête donnent à l’endroit, soudain, un air désolé. Ils sont en pleine conversation. 
WILLIAM - Allez viens ! On va finir de fêter ça tous les trois ! 
PAUL - Non, je suis crevé 
JOAN - Au moins je serais sûr que tu manges convenablement ce soir 
PAUL - Non merci ma chérie. Je vais me coucher. Je rangerais tout ça demain matin 
WILLIAM - Tu es sûr ? 
PAUL - Oui mon petit gars ! Je suis un grand garçon maintenant 

Le couple se résigne et quitte Paul. Resté seul, il fait le tour de la maison. La nuit est presque tombée. Seul dans la cuisine, il se prépare un plateau repas et va s’asseoir devant la mer. Il voit soudain son image dans la baie vitrée sur sa gauche. Son visage se décompose et il se met à pleurer. Il en crie, presque. 


SEQUENCE 11 :                                                                           Avion à destination 
                                                                                               AEROPORT DE RALEIGH 

Un jeune homme de 23 ans, Pierrick et son petit frère de 11 ans, Loïc, sort dans l’avion. Ils fuient la France où ils n’ont plus de famille. La DDASS menaçait de retirer Loïc de son frère. En urgence Pierrick a pris deux billets pour le premier avion. Ils n’ont pas eu de problèmes à l’aéroport de Paris. Pierrick avait les deux passeports, il a prétexté qu’ils allaient quinze jours chez des amis durant les vacances scolaires de Loïc. Mais Pierrick est nerveux car il se doute que le plus dur reste à faire, l’immigration américaine est réputer pour être une des plus stricte. Une jeune hôtesse de l’air s’approche d’eux et demande à Loïc: 
MICHELE - Alors Loïc, tu as aimé la cabine ? 
LOIC - Tu parles ! 
La jeune femme sourit et regarde le jeune homme qui semble préoccupé. 
LOIC - Tu t’appelles comment ? 
MICHELE - Michèle 
LOIC - C’est un prénom de gars, tu te moques de moi 
MICHELE - Non ! Michèle avec un e. Et ton grand frère, il s’appelle comment ? 
LOIC - Pierrick 
MICHELE - Vous parlez anglais 
Pierrick se retourne pour la première fois vers elle comme s’il venait de la remarquer. 
PIERRICK - Pardon ? 
MICHELE - Vous parlez anglais ? 
PIERRICK - Je me débrouille 
MICHELE - C’est la première fois que vous venez aux Etas Unis ? 
PIERRICK - Mumm… 
Devant le peu d’empressement de Pierrick à lui répondre, Michèle préfère abandonner. 
MICHELE - Si vous avez besoin de moi, n’hésitez pas ! 


SEQUENCE 12: 

Loïc à son frère : 

LOIC - Tu n’as pas été très aimable avec l’hôtesse ! 
PIERRICK - Oui, je sais je pense au contrôle de l’immigration qui nous attend à l’aéroport de Raleigh tout à l’heure. Il y a de fortes chances pour qu’ils nous renvoient en France 
LOIC - Non, pas en France sinon on va être séparés ! 
PIERRICK - Je sais bien, de mon côté il n’y a pas de problème, j’ai un visa de touriste mais pour toi il faut trouver une solution un enfant ils ne vont pas accepter 
LOIC - Tu ne vas pas me laisser, hein tu ne… 
PIERRICK - Non ne dit pas de bêtises 
LOIC - L’hôtesse de l’air peut être qu’elle peut nous aider ! 
PIERRICK - C’est risqué si elle refuse elle peut nous dénoncer 
LOIC - Je ne veux pas rentrer en France 
PIERRICK - Bon d’accord, j’y vais ! 

SEQUENCE 13 : 

Pierrick se lève, se dirige vers la cabine des hôtesses, il rentre dans la pièce et tombe nez à nez avec Michèle l’hôtesse qui s’est occupée d’eux. 
PIERRICK - Je vous cherchais ! 
MICHELE - Vous avez retrouvés la parole ! 
PIERRICK - Est-ce que je peux vous parler deux minutes 
MICHELE - Avec plaisir c’est rare que les hommes viennent jusqu’ici pour me voir 
PIERRICK - Voilà ce n’est pas facile, je souhaiterais vous demandez une faveur 
MICHELE sourie - Tu peux parler sans crainte 
PIERRICK - Mon jeune frère n’est pas en règle vis-à-vis de l’immigration, si nous rentrons en France nous allons être séparés, je voulais vous demandez si vous pourriez le prendre avec vous lors du passage de la douane à l’aéroport 
Le visage de Michèle s’est fermé. 
MICHELE - Non mais vous vous rendez compte de ce que vous me demandez ! 
Au même moment une hôtesse rentre dans sa cabine pour sa pause. 
L’HOTESSE - 10 minutes de pause, et bien c’est pas volé, excusez-moi j’espère que je ne vous dérange pas ! 
Pierrick quitte la cabine rapidement et retourne se rasseoir à côté de Loïc. 
PIERRICK - Je le savais elle n’a rien voulu savoir, elle m’a pris pour un fou, elle va sans doute nous dénoncer ! 
LOIC - Qu’est-ce qu’elle t’a dit ? 
PIERRICK - Elle n’a pas eu le temps de me répondre en détail, on a été dérangé. 

SEQUENCE 14 : 

Les hôtesses distribuent aux passagers les feuilles d’information destinées à l’immigration, une hôtesse explique aux gens comment les remplir. Michèle arrive aux sièges de Loïc et Pierrick, elle leur donne à chacun un formulaire, elle est visiblement gênée, Loïc lui saisit le poignet. 
LOIC - Vous allez nous aider, Michèle il ne faut pas qu’ils nous renvoient. 
Michèle retire son bras, elle est soucieuse. 

SEQUENCE 15 :                                                                      AEROPORT DE RALEIGH 

Les passagers du vol des deux jeunes français sortent de l’aéroport pour se diriger vers la douane où à lieu le contrôle d’immigration. Dans la foule, on reconnait Pierrick qui tient son frère par la main. Loïc se retourne et se rend compte que Michèle est juste derrière eux. Elle lui sourit mais regarde surtout son grand frère qui à l’air angoissé, une bête traquée. D’ailleurs, Loïc ne tarde à se mettre au diapason de son frère. Michèle les regarde tous les deux et se rend compte par leur regard appuyé en direction de la douane, que leur angoisse est à son comble. Un peu plus loin, le personnel naviguant se sépare des passagers pour passer la douane par un autre couloir. Au moment où elle va s’engager dans le couloir, Michèle se saisit de la main de Loïc et l’entraine avec elle. 
LOIC - Pierrick ! 
Son frère se retourne vers lui, il regarde Michèle, il lui sourit. 
PIERRICK - Reste avec Michèle. A tout à l’heure. 

SEQUENCE 16 : 

Pierrick présente son passeport à la douane. Le douanier se contente juste de lui demander les raisons de sa visite. Le jeune homme lui répond « vacances » et le douanier le laisse passer sans encombres, pourtant le douanier en chef assis derrière son bureau a vu arriver Pierrick et son frère main dans la main et a vu le petit partir avec l’hôtesse par le couloir du personnel aérien. Il se lève et prend le chemin qu’on prit l’enfant et Michèle. 

SEQUENCE 17 : 

Michèle est en train de remplir les formalités pour passer la douane. Pour se donner du courage, elle a pris la main de Loïc et discute avec ses collègues. Le douanier est en train de valider son passeport après qu’elle lui ait expliqué que Loïc faisait partie de sa famille tandis que deux de ses amies hôtesses simulent une violente dispute pour détourner l’attention du douanier. D’un coup d’œil, Michèle a vu le douanier en chef arriver. Elle fait presser l’autre douanier et lui arrache quasiment son passeport des mains, ce que voyant le douanier en chef se met à crier, à alerter les autres douaniers. Aussitôt, Michèle se met à courir tout en trainant Loïc. 
Pierrick voit soudain déboucher Michèle et Loïc. Michèle manquant de respiration lui crie : 
MICHELE - Le parking ! Troisième sous sol ! J’ai ma voiture 
Les trois jeunes gens se précipitent vers l’ascenseur et voient la porte se refermé juste comme le douanier en chef allait arriver à leur hauteur. 


SEQUENCE 18 :                                                                  AEROPORT DE RALEIGH 

Lorsqu’ils arrivent au troisième sous sol, ils entendent une cavalcade. Les douaniers sont déjà là. Ils courent tous les trois vers la voiture de la jeune femme, s’y engouffrent et Michèle démarre dans un crissement de pneus. Au moment où elle va s’engager sur la rampe d’accès au deuxième sous sol, elle voit une voiture de police s’avancer pour lui couper la route. 
PIERRICK - Accélère ! 
Michèle appuie sur la pédale et passe de justesse devant la voiture. La voiture à une vitesse folle grimpe la rampe, manquant de s’écraser à chaque virage. Finalement, ils débouchent au rez de chaussée. C’est un chassé croisé de voitures. Michèle voit que la sortie est déjà barrée par deux voitures de police. 
PIERRICK - Passe par l’entrée ! 
La jeune femme passe par le chemin d’accès pour les entrées. Elle explose la barrière sur son passage. Une voiture de police la suit et veut lui couper le chemin mais elle s’emplafonne dans une voiture blanche qui vient en sens inverse et qui frôle Michèle de justesse mais ne peut éviter la voiture des policiers. Michèle prend quelques rues. Ils sont sauvés. 
PIERRICK - Merci 
MICHELE - C’est rien 
LOIC - Tu conduis tout le temps comme ça ? 
MICHELE - Juste quand j’ai des français avec moi… 
L’enfant éclate de rire. 
LOIC - T’as vu la barrière !? Explosée ! Remarque on avait pas eu le temps de prendre le ticket alors… 
Tous les trois éclatent de rire. 
PIERRICK - Vous vous êtes attirée des ennuis à cause de nous… 
MICHELE - Pas grave…Je dois repartir bientôt pour l’Italie où je dois m’installer définitivement. Je vais travailler dans une grande galerie de peinture…Je vous dépose où ? 
PIERRICK - Nous allons sur la côte 
MICHELE - ok 
PIERRICK - J’imagine que je vous dois des explications… 
MICHELE - Pensez vous ! Je ne pouvais pas vous laisser dans cette situation. Et puis je peux emmerder nos amis les flics, je suis contente 

SEQUENCE 19 :                                                                AEROPORT DE RALEIGH 

Le chef des douaniers et le responsable de la sécurité de l’aéroport regardent les bandes vidéos des caméras de surveillance. Ils voient les trois jeunes gens. 

CHEF DOUANIER - Vous pouvez m’en tirer des photos ? 
AGENT DE SECURITE - Facile 
CHEF DOUANIER - J’ai déjà lancé un avis de recherche 

SEQUENCE 20 :                                                                  WRIGHTVILLE BEACH 
                                                                                                  Atelier de Paul 

Paul travaille selon les plans d’élaboration de maquette de bateaux. Il affine le bois pour donner le meilleur aérodynamisme possible à la coque. Il consulte à nouveau ses plans et laisse la maquette de côté. Il se lève, s’approche du téléphone et compose un numéro. C’est la voix de Joan qui répond. 
JOAN - Allo 
PAUL - C’est moi 
JOAN - Comment vas-tu ? 
Paul hésite un instant. Il voudrait se confier à quelqu’un mais ne peut s’y résoudre. 
JOAN - Paul ? Paul ? Ca va ? 
PAUL - Moi ! Ouais ! Je bosse sur un nouveau bateau 
JOAN- Et ça marche ? 
PAUL - Du tonnerre ! Toi ça va ? 
JOAN - Bof…Willy et moi on s’est engueulé hier soir…Toujours à propos des mômes…Je lui ai dit que j’étais plus toute jeune…Et ce matin, j’ai eu le droit à la gueule 
PAUL - Pauvre chérie. Courage. Je lui parlerai si tu veux… 
JOAN - Tu viendrais pas déjeuner à midi histoire de détendre l’atmosphère ? 
Paul hésite à nouveau. 
PAUL - Non, je ne peux pas. J’ai un truc à faire…Mon visa…C’est urgent… 
JOAN - Merde, c’est con. Bon je t’appelle quand Monsieur aura décidé d’être un peu plus aimable 
Paul a un rira forcé. 
PAUL - Ciao 
Il raccroche. 

SEQUENCE 21 :                                                     AUTOROUTE SORTIE DE RALEIGH 
                                                                                         Direction de Wilmington 

Il fait très chaud. Pierrick et Loïc marchent sur le bas côté. Loïc traîne des pieds. Pierrick est très énervé. 
PIERRICK - Tu arrêtes de trainer des pieds ! C’est agaçant ! 
LOIC - J’suis crevé 
Pierrick se retourne. 
PIERRICK - Dis donc ! C’est moi qui ai voulu voir la mer ? Alors, on y va et tu ne discutes pas. 
LOIC - J’a faim ! 
PIERRICK - On a pas de fric ! D’accord?! Alors on se fera un repas par jour 
LOIC - Tu m’emmerdes ! J’en ai marre d’être ici 
Pierrick fou de rage, se retourne vers son frère. 
PIERRICK - Dis donc tu préférerais être là bas. J’aurais du te laisser. Je ne vois pas pourquoi je me donne tant de mal ! J’aurais moins d’emmerdes. 
Pierrick continue de marcher mais Loïc s’est arrêté et fond en larmes. 
Pierrick se retourne et le prend dans ses bras. 
PIERRICK - Excuse moi 
LOIC - Tu m’aimes plus ! Tu m’aimes plus ! Tu veux te débarrasser de moi ! 
PIERRICK - Mais non. Calme toi. Tu sais bien que je ne te laisserai pas… 
L’enfant sourit légèrement au travers de ses larmes et serre son grand frère un peu plus fort. Pierrick le fait asseoir sur l’une des valises et tend le pouce. Des voitures passent tandis que Pierrick leur fait des grimaces, essayant de dérider son frère. 
PIERRICK - On peut attendre longtemps ! C’est très mal vu ici de faire du stop et … 
LOIC - Vise la Chevrolet ! 
En effet, une Chevrolet s’approche d’eux. 

SEQUENCE 22 :                                                      AUTOROUTE SORTIE DE RALEIGH 

Paul qui conduit voit les jeunes garçons sur le bord de la route. Il hésite, passe devant eux et finit par s’arrêter un peu plus loin. 
LOIC - Ouais, génial ! 
PIERRICK - Viens, dépêche toi ! 
Il prend les sacs et tous deux se dirigent vers la Chevrolet. 
Les deux jeunes gens jettent leur sac dans la voiture et prennent place. 

PAUL - Where are you going to ? 
Pierrick et Loïc se regardent. Loïc éclate de rire. 
LOIC - T’as vu son accent ? De quel coin il est tu crois ? 
PIERRICK - Je sais pas…Il doit être… 
PAUL - De France 
Les deux frères se regardent, interloqués. Loïc éclate de rire. 
LOIC - Oh le bol qu’on a ! Tu te rend compte ! 
Un silence pénible s’instaure, silence que Paul ne souhaite pas briser. 
LOIC - Vous êtes là pour les vacances monsieur? 
PAUL - Non 
LOIC - Vous vivez où ? 
PAUL - Sur la plage, à Wrightsville Beach 
LOIC - Le pied ! Vous vous baignez tous les jours alors ? 
PAUL - Non pas très 
LOIC - Vous devriez ! Ca fait du bien le sport, hein Pierrick ? 
Paul sourit faiblement à la remarque du jeune. Loïc regarde la nuque de Paul et réfléchit. 
LOIC - Vous aimez pas l’eau sans doute ? 
A nouveau Paul sourit. 
PAUL - Oh si ! Heureusement ! Je construis des bateaux ! 
Loïc ouvre de grands yeux. 
LOIC - Des grands ? 
PAUL - Importants…Oui 
Loïc se retourne vers son frère, Pierrick qui semble préoccupé. 
LOIC - Ca doit être bien de faire du bateau 
Paul dans son rétroviseur regarde les deux frères. Il a deviné leur lien de parenté à leurs similitudes physiques. 
PAUL - En vacances ? 
PIERRICK - Heu…Oui…Si on peut dire 
Paul croise le regard de Pierrick qui baisse les yeux. Il voit Loïc tirer la manche de son frère et lui murmurer quelque chose. Il entend « manger ». Paul arrête la voiture devant son atelier. Ils descendent tous les trois. 
Loïc regarde la pancarte. 
LOIC - LACAZE, c’est votre nom ? 
PAUL - Oui 
LOIC - C’est à vous alors l’usine ? 
PAUL - L’atelier oui. Allez viens on va manger ! 
PIERRICK - C’est qu’on ne voudrait pas vous déranger… 

SEQUENCE 23 :                                                                             ATELIER DE PAUL 
                                                                Wrightsville Beach près de Wilmington 

Ils sont tous les trois attablés devant un copieux repas. Malgré une certaine éducation des jeunes, Paul remarque à leur voracité qu’ils n’ont visiblement pas mangé depuis pas mal de temps. 
LOIC - Vous me montrerez vos bateaux ? 

SEQUENCE 24 :                                                                               ATELIER DE PAUL 

Paul les conduit au travers de son atelier. Pierrick surveille Loïc, il se conduit comme un père et non comme un frère. Paul le remarque. 
LOIC - C’est quoi les maquettes ? 
PAUL - Je travaille d’abord dessus avant de les faire en vrai…C’est plus pratique 
Paul s’avance et regarde la coque grandeur nature qui trône au beau milieu de son atelier. Il a le regard professionnel à qui rien n’échappe. Il regarde Loïc. 
PAUL - Viens là 
Loïc s’approche et Paul lui prend la main qu’il pose sur la coque. 
PAUL - Caresse là 
Loïc d’abord interloqué, s’exécute. Il a la concentration des enfants pour qui tout est important. 
PAUL - Tu vois, on apprend pas le bois. Tu passes ta main dessus et tu sais si c’est une bonne coque, si l’eau glissera dessus. 
Loïc sourit et regarde son frère. 
LOIC - Pierrick, essaie aussi ! 
Le jeune homme s’exécute à son tour. Il regarde Paul et gêné lui demande : 
PIERRICK - Vous auriez de la place…pour un apprenti ? 
Paul le regarde. Loïc ne bouge plus, buvant presque le moindre signe sur le visage de Paul. 
PAUL - Vouas avez déjà travaillé dans l’aéronautique ? 
PIERRICK - Non… 
Paul le regarde longuement. 
PAUL - Vous n’avez rien fait de mal en France ? 
PIERRICK - Non. Je vous assure 
Long regard de Paul 
PAUL - J’accepte alors 
Loïc saute de joie. 
LOIC - Merci Monsieur ! 
Paul regarde à nouveau Pierrick. 
PAUL - Vous avez besoin d’aide il me semble ? 
PIERRICK - Non, non… 
Paul le regarde et sourit. 
PAUL - Ca ne me regarde pas de toute façon 
LOIC - Vous m’apprendrez moi aussi ? 
PAUL - Il faudra m’écouter ! 

SEQUENCE 25 : 

PAUL - Je vais vous montrer votre chambre car je pense que vous n’avez pas d’endroit où dormir 
PIERRICK - Merci. Dès que nous le pourrons, nous irons ailleurs 
PAUL - Pourquoi ? Il y a largement de la place pour trois ici 
Paul entre dans la maison en appelant Loïc. 
PAUL - Loïc, viens manger ! Le repas est … 
L’enfant est sur le divan. Il s’est endormi. Paul s’approche, il prend une couverture et couvre Loïc. Ses gestes sont gauches. 
Il est assis à ses côtés et regarde le visage de l’enfant endormi. 

SEQUENCE 26:                                                                             ATELIER DE PAUL 
                                                                                                     Wrightsville Beach 

Paul vient s’attabler aux côtés de Pierrick face à la mer. La demi obscurité ne permet à aucun des deux hommes de voir le visage de l’autre. 
C’est une ambiance propice aux épanchements. 
PIERRICK - Loïc ne vient pas ? 
PAUL - Il s’est endormi. Je l’ai couché…Il est très attachant. 
PIERRICK - Ce n’est pas la moindre de ses qualités 
PAUL - Vous semblez lui être attaché plus que de raison 
PIERRICK - C’est mon frère 
PAUL - Ce n’est pas ce que je voulais dire 
Un silence s’instaure et se prolonge. 
PAUL - Mangeons, voulez vous ? 
Ils se mettent à manger. Pierrick jette un regard à Paul et tout en continuant, il lui demande : 
PIERRICK - Pourquoi me faites vous confiance ? 
PAUL - Il y a plus d’un mois, je ne me serais pas arrêté, trop d’égoïsme… 
PIERRICK - Et pourquoi ce changement ? 
PAUL - Je n’ai plus rien à perdre donc plus rien à défendre. Je suis libre, hélas… 
Pierrick sourit. 
PIERRICK - Je vois…On garde les confidences pour plus tard 
PAUL - Le mystère, ça a du bon 
Ils continuent de dîner avec, tous deux un certain sourire. 

SEQUENCE 27 :                                                                                ATELIER DE PAUL 

Pierrick avec d’infinies précautions se déshabille et se couche à côté de son frère. Mais Loïc bouge et se réveille, il murmure. 
LOIC - C’est toi ? 
PIERRICK - Oui, rendors toi ! 
LOIC - C’est bien ce qu’il nous a montré ? Les bateaux et tout ça ? 
Tu crois que ça marchera ? 
PIERRICK - Mais oui ! Il faudra travailler. Allez dors ! Bonne nuit ! 
LOIC - Bonne nuit 
Ils s’embrassent. 




SEQUENCE 28 :                                                                               ATELIER DE PAUL 

Pierrick et Loïc encore endormis, écoutent Paul leur donner des indications. Loïc ne veut pas être de reste et porte des bouts de bois, très fier de lui. Pierrick travaille selon les ordres de Paul. 

                                                                            FONDU 

SEQUENCE 29 : 

Loïc fait son entrée en portant un plateau à bout de bras. 
LOIC - J’ai fait à manger 
Paul et Pierrick découvrent avec stupeur du pain de mie recouvert de beurre de cacahouète et trois œufs sur le plat qui tiennent plus de l’omelette. Loïc les regarde fièrement. 
PAUL - Chapeau ! Ca c’est du travail bien fait ! 
Il caresse les cheveux de Loïc, adresse un clin d’œil à Pierrick et bon gré, mal gré, ils se mettent à déjeuner dans l’atelier près de la coque d’un bateau. 

SEQUENCE 30 :                                                                                    ATELIER DE PAUL 

Succession de plans concernant le bateau que construisent Paul et les jeunes. Tout au long de cette séquence la construction du bateau progresse. Le rythme de ces plans créée une émulation. Petit à petit Pierrick adhère à la passion de Paul. 
PLAN N°1 : 
Paul, un croquis à la main et plusieurs autres sur la table. Paul donne quelques éclaircissements aux jeunes sur les plans. 
PLAN N°2 : 
Paul travaille sur un ordinateur. Le croquis est entré dans l’ordinateur pour une simulation en trois dimensions. Paul explique chaque détail à Pierrick. Loïc écoute ou joue à leur coté. 
PLAN N°3: 
Paul enseigne à Pierrick toutes les techniques du travail des matériaux notamment le travail du bois et le moulage des autres matériaux. 
PLAN N°4 : 
Paul présente à Pierrick la technique d’assemblage. 

SEQUENCE 31                                                                                    ATELIER DE PAUL 

Le bateau a été sorti du débarcadère. Paul tourne autour, Pierrick et lui regardent. 
LOIC - Il est fini ? 
PAUL - Pas tout à fait 
PIERRICK - Pourquoi l’avez-vous sorti ? 
PAUL - Mon associé et ami, William vient tout à l’heure pour installer le moteur 

                                                                                  FONDU 

SEQUENCE 32 :                                                                                 ATELIER DE PAUL 

William arrive au volant de son 4x4 derrière lequel est accroché une remorque transportant le moteur. Paul fait rapidement les présentations sans donner aucune explication de la présence des deux jeunes français. William place la remorque derrière le bateau. A l’aide d’un treuil, il commence à faire descendre le moteur dans le bateau. 
La fin de la journée voit la phase de motorisation du bateau terminée. Joan est venue les rejoindre et regarde les deux jeunes français avec curiosité. Elle se comporte de façon maternelle avec Loïc. 
PAUL- Allez ! Je vous invite tous à diner pour fêter ça ! 


SEQUENCE 33 :                                                                RESTAURANT BORD DE MER 
                                                                                            WRIGHTSVILLE BEACH 

Ils arrivent dans un restaurant du bord de mer et s’installent à une table dans un coin. Ils commandent et les entrées leurs sont servies. 
WILLIAM- Vous êtes venu chercher du travail aux Etats Unis ? 
Pierrick le regarde, aussitôt sur la défensive. 
PIERRICK -Oui… 
JOAN - Vous n’avez pas eu peur de vous embarquer avec votre petit frère ? 
PIERRICK - Non 
WILLIAM - Et vos parents, ils n’ont pas eu peur… 
PIERRICK - C’est un interrogatoire ? 
WILLIAM - Non, je voulais juste savoir 
PIERRICK - Je n’ai pas vraiment envie d’en parler 
Paul regarde Joan pour lui demander de l’aide. Elle comprend. 
JOAN - Loïc, tu veux manger quoi après ? Qu’est-ce que tu dirais d’un hamburger ? 
LOIC - Ca serait génial ! 
PAUL - Pierrick, il faut excuser Willy, il se comporte un peu en papa avec moi ! 
Pierrick esquisse un sourire qui est plus de politesse que vraiment ressenti. 

SEQUENCE 34 :                                                                  Port du Yacht Club 
                                                                                              WRIGHTSVILLE 

Le bateau terminé, c’est l’heure des tests. L’équipe est au complet. Près de l’embarcadère, une digue s’enfonce dans la mer. Elle est équipée d’un système de treuillage permettant de mettre les bateaux à flot. Le bateau est mis à l’eau. 
LOIC - Au moins, coule pas ! 
Tout le monde éclate de rire. 

                                                                                 FONDU 

Tous les cinq sont à bord. ¨Paul s’installe aux commandes et allume les moteurs; La mer est calme, juste agitée par une petite brise. William se tient près de Paul qui accélère. Loïc et Pierrick sont assis à l’arrière. Paul continue d’accélérer et William commence à s’inquiéter en voyant le visage fermé de son ami. 
WILLIAM - Paul, ralenti 
Paul ne répond pas. La vitesse devient insupportable. Loïc a pris le bras de son frère. 
WILLIAM - Paul, Paul, Paul !!! 
Il ne répond toujours pas. Le bateau vrille de plus en plus. Joan et toute pâle et elle aussi se serre un peu plus contre Pierrick. William s’énerve. 
WILLIAM - Paul, bordel ! Freine ! 
Le bateau se dresse sur une vague, la coque se relève prête à se retourner. William se précipite sur les commandes, repousse Paul sur les côtés et coupe les moteurs. Personne ne bouge plus. Paul semble se réveiller. 
PAUL - Je suis désolé…Je… 
WILLIAM - Laisse tomber, je vais ramener le bateau 
Lentement le bateau redémarre et William le dirige vers l’appontement. Les deux frère se regardent sans comprendre. 

SEQUENCE 35 :                                                                          POLICE DE RALEIGH 

Le shérif, un homme imposant une cigarette à la bouche, les yeux cernés est assis à son bureau. Il a la cinquantaine. John son assistant rentre dans le bureau. 
JOHN - Chef, pour le dossier des français et de l’hôtesse, on a fouillé toute la région mais pas de trace ! 
Le shérif sort les trois photos et les regarde. 
LE SHERIF - On les diffuse dans tous les états ! On finira bien par avoir une piste 


SEQUENCE 36 :                                                                            ATELIER DE PAUL 

Paul, Pierrick et William sont en train de poser un nouveau moteur lorsque Loïc sort en courant de la maison bientôt arrêté par la voix impérieuse ais non moins rieuse de Joan. 
JOAN - Minute ! Et mes leçons, on en prend pas aujourd’hui ? 
LOIC - Mais il fait super beau ! 
JOAN - Peut être jeune homme mais avant de jouer, on va travailler un peu 
PIERRICK - Loïc, vas y. Tu m’as promis 
Au moment où Joan et Loïc vont entrer dans la maison, ils entendent un bruit de moteur. Tous les cinq se retournent et voient deux off shore qui font la course. 
LOIC - Mince, t’as vu les bateaux ! C’est quoi ? 
PAUL - Des off shore 
LOIC - Vous avez déjà conduit des machins comme ça ? 
PAUL - Oui 
LOIC - Ca doit être rudement bien 
JOAN - Bon allez, jeune homme ! Au boulot ! 
Ils entrent tous les deux dans la maison tandis que Pierrick regarde Paul qui suit rêveusement les deux off shore qui disparaissent au loin. 

SEQUENCE 37 :                                                                                    ATELIER DE PAUL 

Paul est dans son bureau et salue son comptable qui s’en va. 
PIERRICK - Alors ? Les affaires marchent ? 
PAUL - Ouais. Je trouve qu’on ne se débrouille pas mal pour des petits jeunes dans les affaires 
PIERRICK - Toujours pas de publicité ? 
PAUL - Non. Les gens sont contents de nous, ils en parlent autour d’eux… Et puis je ne veux pas agrandir. Je veux que cet atelier reste à hauteur d’homme, je ne veux pas d’une usine.
 
SEQUENCE 38 :                                                         Port de WRIGHTSVILLE BEACH 

Pierrick conduit en ville. Il se rend un peu plus loin, sur la côte où des essais d’off shore sont pratiqués. Il regarde longtemps les courses de bateaux et en profite pour demander des renseignements aux équipes venues essayer leur modèle. Il suit des yeux une jeune femme élégante, elle est accompagnée d’Hubert son assistant chauffeur. Marie Claire regarde les off shore, elle discute avec les conducteurs et les autres membres des équipes. Elle ne semble pas du tout intimidée. Pierrick au bout de quelques minutes, demande à l’un des conducteurs : 
PIERRICK - Dites moi, c’est qui cette femme ? 
L’HOMME - Marie Claire Tourcoing, une canadienne. Canon hein ? Et en plus ses parents ont de l’oseille, proprios de la East Land Bank, la plus grande banque de la région, vous voyez le genre ! Mon avis, le mec qui la gagne a touché le gros lot ! 
Pierrick sourit aux affirmations de l’homme. 
PIERRICK - C’est qui l’homme à côté d’elle ? 
L’HOMME - C’est Hubert son chauffeur homme à tout faire, ce pauvre garçon est un spécial, il ne vit que pour sa patronne, il est alluraux d’elle. Il a toujours un casque de walkman sur les oreilles. 
PIERRICK - Qu’est-ce qu’elle fait ici ? 
L’HOMME - Elle cherche à financer une équipe d’off shore. C’est papa qui paye alors fifille peut faire son caprice 
PIERRICK - Vous avez son adresse ? 
L’HOMME - J’peux vous la dégoter sans problème. Elle donne sa carte à tout le monde 


SEQUENCE 39                                                                               ATELIER DE PAUL 

Un soir, Pierrick qui est dans son lit, ne parvient pas à dormir. Il finit par se levez et sort de la maison en se dirigeant vers l’appontement. Il reste surpris par la présence de Paul assis les pieds dans l’eau. 
PAUL - Tiens ! Aurais je un collègue d’insomnies ce soir ? 
PIERRICK - Je ne parviens pas à m’endormir…Et cette chaleur n’arrange rien 
Paul le regarde avec un demi sourire. 
PAUL - Tu as quelque chose à te reprocher peut être ? 
PIERRICK - Je plaisantais 
PIERRICK - Je pense au off shore depuis quelques jours… 
Paul sourit franchement. 
PAUL - Je m’en doutais. Je sais qu’on t’a vu trainer sur la plage d’entrainement 
PIERRICK - Ca ne vous intéressait pas de vous lancer dans la construction de ce type de bateau ? 
PAUL - Si mais je ne le ferai pas 
PIERRICK - Pourquoi ? 
PAUL - Pour des raisons personnelles, je ne veux pas. Il ne faut pas que tu m’en veuilles. J’aimerais vraiment te faire plaisir mais je ne peux pas… 
Pierrick regarde Paul : 
PIERRICK - Vous avez quelque chose à vous reprocher peut être ? 
Paul sourit. 
PAUL - Certainement beaucoup de choses…A mon âge ! 

SEQUENCE 40 :                                                                               ATELIER DE PAUL 

Paul, William, Loïc et Pierrick sont en train de travailler sur un bateau, une commande de la police maritime. Pierrick est nerveux, anxieux. Plusieurs fois il regarde l’heure. Soudain, il s’arrête de peindre. 
PIERRICK - Paul, je dois allez à mon rendez vous chez le dentiste 
PAUL - OK. Vas y 
PIERRICK - Je ne serai pas long 
William, en fronçant les yeux, regarde Paul. 
WILLIAM - Je rêve où il y avait écrit je mens sur son front ? 
Paul sourit. 

SEQUENCE 41 :                                                                  WRIGHTSVILLE BEACH 
                                                                                                Quartier résidentiel 

Pierrick est dans la voiture de Paul. Il a posé une carte de la ville sur le volant et tout en conduisant il essaie de repérer un quartier. Sa conduite est plus qu’hasardeuse, il parvient finalement dans un quartier très chic avec de larges rues bien entretenues bordées de grandes maisons cachées par des grilles impressionnantes. Il repère une des maisons et au moment de tourner au coin de la rue, alors qu’il regarde sur la carte, il ne voit pas une voiture de sport sortir d’un par cet lui entrer franchement dedans. Pierrick encre sous le choc, sort les jambes tremblantes. Il s’approche de la voiture et voit soudain une jeune femme, Marie Claire sortir en hurlant de rire. Quand elle la tête de Pierrick son rire redouble. 
MARIE CLAIRE - Je…I’m sorry…Oh my god ! 
PIERRICK - Vous n’avez pas mal ? 
MARIE CLAIRE - Un français en plus ! Alors je suis sauvée. Je crois que je devrais arrêter de conduire cela ne me réussit pas ! 
Elle adresse un sourire à Pierrick. 
MARIE CLAIRE - Je crois que je n’ai plus qu’à vous inviter à entrer pour vous offrir à boire et remplir le constat. Suivez moi. 
Sans lui donner le temps de répondre, comme si elle avait l’habitude que tous ses ordres soient exécutés, Marie Claire fonce devant et entre dans le parc suivi par Pierrick. 


SEQUENCE 42 :                                                              Maison de Marie Claire 
                                                                                          WRIGHTSVILLE BEACH 

Ils sont installés tous les deux dans un petit salon. 
MARIE CLAIRE - Papa va être encore fou de rage. C’est la sixième fois que je rentre dans quelqu’un 
PIERRICK - Je…Je venais justement vous voir 
MARIE CLAIRE - Moi ? 
PIERRICK - Oui 
Marie Claire éclate de rire. 
MARIE CLAIRE - Pour m’avoir vu, vous m’avez vu ! Qu’est-ce qui vous amène ? 
PIERRICK - On m’a dit que vous vous intéressiez aux off shore. Et je voudrais me lancer dans la compétition 

SEQUENCE 43 :                                                                       ATELIER DE PAUL 

Un bruit de voitures se fait entendre. William et Loïc voient

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